J’ai osé faire entendre ma voix auprès de mon ministère

J’ai osé faire entendre ma voix auprès de mon ministère!

 

Certains ont dû entendre parler de mon histoire notamment sur ce groupe . Je suis lauréate du concours interministériel de secrétaire administratif session 2017 où j’ai fini au septième rang. J’avais eu mon premier vœu de ministère où quatre postes étaient disponibles. En élaborant mon classement , j’étais certaine de ne pas me retrouver sur mon dernier vœu .  J’étais sur un petit  nuage , confiante jusqu’au jour où les affectations sont tombées. En lisant mon courrier j’étais stupéfaite. J’ai dû la relire plusieurs fois afin d’intégrer que j’avais eu mon dernier vœu. Il faut savoir qu’une personne moins bien classée que moi travaillait dans ce ministère et elle y a été affectée, le rang n’ayant été aucunement pris en compte  La gorge nouée , sous l’émotion , j’ai appelé l’administration en charge  des affectations pour leur faire part de ma surprise et demander des explications. J’ai eu deux personnes au téléphone, la première ne sachant quoi répondre , m’a dirigée vers une personne ayant participé aux affectations. Cette dernière a essayé de noyer le poisson dans l’eau, mais par des questions subtilement orientées, j’ai réussi à avoir des informations importantes me faisant comprendre que la procédure d’affectation n’avait  pas été respectée.  J’ai aussi compris que la personne classée au sixième rang avait aussi été victime de ces petits arrangements. Je me suis évertuée pendant de longues semaines à trouver son mail, son téléphone , quelque chose qui puisse me permettre de l’avertir. Dès lors , une longue bataille psychologique s’en est suivie. Physiquement également , ça a été très dur.

Tout d’abord, j’ai accepté le bénéfice du concours et transmis l’intégralité de mon dossier à mon ministère auquel j’ai joint une lettre retraçant ma conversation téléphonique et démontrant ma volonté de discuter et de trouver une solution satisfaisante pour tout le monde. Tous mes courriers ont été envoyés en recommandé. Je suis restée sans réponses pendant un très long mois , que ce soit au niveau de l’administration chargée des affectations , que de celle où j’étais affectée. Pendant ce temps j’ai eu le temps d’accumuler énormément de documents pouvant appuyer un potentiel recours. J’ai eu la chance de trouver de nombreux soutiens, qui m’ont encouragée, aidée dans mes recherches … Merci à eux!

Mi-août, je suis passée à la vitesse supérieure en faisant un recours gracieux via un avocat. Malgré cela , je me suis encore trouvée face à une forteresse qui ne filtrait aucune information et surtout ne me transmettait aucun document notamment ceux relatifs à  la prise en charge du médecin agrée . Par conséquent , j’ai dû payer moi même les honoraires du médecin m’ayant consultée. A ce jour je n’ai jamais été remboursée et personne ne m’a présenté des excuses pour cet “oubli”. Désespérée face à ce silence , cette absence de transmission d’informations, de documents , je perdais en force et en patience. Je ne dormais presque  plus , je ne mangeais quasiment pas tant cette situation , vécue comme une injustice me prenait aux tripes.

Fin-août , l’administration centrale du ministère auquel je suis affectée me contacte. La personne que j’ai au téléphone m’annonce que mon dossier est incomplet. J’exprime mon étonnement et lui explique que mon dossier complet a bien été transmis mi-juillet au service  chargé des affectations. Le dossier a donc bien été envoyé incomplet involontairement pour que je passe à la trappe , en essayant de me faire passer pour une personne négligeante. Profitant de cet appel, je lui fais part de mon conflit avec ce service. Par chance , l’agent a voulu en savoir plus et m’a accompagnée. J’ai du lui envoyer les pièces manquantes ainsi que les différentes preuves en ma possession. Je lui ai également parlé de la situation de la personne classée juste avant moi. L’agent m’a rassurée et m’a a promis d’alerter sa hiérarchie.

Une bonne nouvelle n’arrivant pas seule, le lendemain, un ami a réussi à me procurer les coordonnées de la personne classée juste avant moi. On a pu communiquer et elle s’est jointe à moi dans ce combat. Par chance , pour nous deux , la bataille se finira bien. Des postes plus proche de chez nous nous ont été proposés en prenant en compte notre classement. Nous avons commencé cette nouvelle aventure qui pour le moment, se passe bien. Nous attendons patiemment de pouvoir prendre nos marques ayant un petit goût amer en bouche.

J’espère que ce témoignage vous aidera à vous battre, si comme nous vous avez été victime d’une irrégularité. Tant qu’on est dans notre bon droit et qu’on fait les choses correctement et respectueusement , il faut aller jusqu’au bout pour se faire entendre mais surtout faire reconnaître tout ce travail que nous avons fourni pour finir parmi les meilleurs.

D’autres témoignages sont à lire ici ou encore  .

 

Si vous souhaitez partager votre témoignage , contactez Marie à blog@deploie-toi.com

Je ne changerais de poste pour rien au monde

témoignage poste

Je souhaite partager avec toi un témoignage édifiant d’une personne travaillant dans une collectivité locale et qui aime beaucoup les tâches exécutées à son poste. Plonge avec moi dans l’univers de Sylvie Asselah!

Je suis contractuelle sur un poste d’adjointe administrative (catégorie C) au sein du service urbanisme d’une collectivité territoriale.

COMMENT J’AI OBTENU CE POSTE ?

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Je n’ai pas postulé pour obtenir cet emploi. Mon ancienne DGS, avec qui j’ai travaillé au Secrétariat Général entre 2011 et 2013, m’a contactée en septembre 2014, pour m’annoncer qu’un poste administratif au service urbanisme était disponible et m’a proposé de l’intégrer.

En revanche, en 2011, j’ai répondu à une annonce sur Pôle Emploi pour un contrat de 3 mois, sur un poste administratif, qui a été renouvelé plusieurs fois, jusqu’à ce que je décide de ne pas renouveler le contrat en juin 2013.

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LE SERVICE

C’est un poste que j’apprécie beaucoup car chaque jour, les tâches varient, je reçois le public physiquement, par téléphone et réponds aux courriels qui nous sont envoyés.

Nous sommes deux dans ce service, le responsable et moi-même. Mais nous sommes en relation quotidienne par téléphone, avec l’adjoint au Maire, délégué à l’urbanisme. Sans compter les autres élus et en particulier Monsieur le Maire, notre supérieur hiérarchique, que nous voyons assez régulièrement.

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LES HORAIRES

En général, j’arrive vers 8h (car à partir de 8h30 c’est le feu au téléphone et à l’accueil), je sors à 12h30, reviens à 14h, mais le soir je n’ai pas d’horaire vraiment fixe. Parfois je finis à 17h30, mais en général c’est plutôt 18h, car nous ne sommes que deux dans le service et il y a beaucoup de travail au quotidien.

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 LES VACANCES, LE TRAITEMENT, LE CE ECT

En tant que contractuel, on a droit à 2,5 jours de congés par mois effectués (donc les 5 semaines annuelles réglementaires ).

J’ai commencé en 2011 au SMIC, mais au fur et à mesure de mon expérience au sein de cette collectivité et des tâches qui m’ont été confiées, ma grille indiciaire a augmenté (autour de 1450 € sans compter les heures supp.). En fin d’année, les contractuels bénéficient d’une prime de 300 €. C’est vraiment pas cher payé par rapport au 13ème mois des titulaires, mais c’est toujours mieux que rien  😆

Je bénéficie également de quelques heures supplémentaires par mois, étant donné que je m’investis beaucoup dans le service, ainsi que d’une demi-journée de récupération octroyée “tacitement” par la DGS.

Au sein de cette collectivité, a été créée “l’amicale du personnel”, qui nous permet de bénéficier de tarifs avantageux sur les places de cinéma, des sorties (à la journée ou de courts séjours au ski ou à la mer), d’un chéquier cadeaux de 120€ en fin d’année, des cadeaux du “père Noël” pour les enfants des agents, etc., pour une cotisation annuelle de 20€.

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MON TRAVAIL

Comme je le disais, quotidiennement je m’occupe de l’accueil physique et téléphonique des administrés, notaires, experts immobilier, administrations diverses ; l’enregistrement des dossiers d’autorisation d’urbanisme et pré-instruction ; la gestion de l’agenda de l’Adjoint délégué à l’urbanisme.

Plusieurs fois par mois : organisation de réunions diverses (avec les élus, les autres services de la collectivité, d’autres interlocuteurs, etc.) et rédaction de compte rendu.

Occasionnellement : préparation de dossiers techniques en fonction des demandes des élus.

Mon travail s’apparente au poste d’un secrétaire de direction. Il est très varié (très ciblé “urbanisme”, mais de par mon expérience dans un autre service de cette collectivité, je peux être sollicitée pour autre chose, en cas de besoin), je ne m’ennuie jamais et j’ai la chance d’aimer ce que je fais, alors que ma formation initiale n’a aucun rapport avec le poste que j’occupe.

J’ai été formée “sur le tas”, au fur et à mesure. Chaque jour j’apprends de nouvelles choses et en général, le public que je reçois est assez agréable (j’ai vraiment BEAUCOUP de chance de ce côté-là )

Et en toute honnêteté, si j’étais titularisée, je ne changerais de poste pour rien au monde!!!!

Tu peux retrouver un autre témoignage ici.

Dis-nous si tu es aussi satisfaite que Sylvie de ton poste en tant que contractuel ou titulaire et n’hésite pas à partager tes anecdotes avec nous.

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Je voulais parler des injustices constatées

Témoignages sur les injustices

Beaucoup de personnes veulent intégrer la fonction publique car elles ne pensent qu’aux avantages que peut offrir le statut de fonctionnaire. Elles envient souvent les fonctionnaires sans réellement connaître leur quotidien.  Or un fonctionnaire tout comme un salarié classique est avant tout une personne qui passe du temps dans un lieu donné ,dans un but de fournir un travail pour lequel  elle est rémunérée. Tout comme dans le public , les conditions de travail peuvent être agréables ou tout simplement difficiles. Oui les fonctionnaires aussi peuvent parfois vivre des injustices au travail. Je te présente donc le témoignage d’une personne qu’on appellera “Fabienne” . Au delà de son vécu n’oublie pas que ce témoignage a  pour but principal de faire  connaitre la fonction publique, d’aider ceux et celles qui veulent devenir fonctionnaires.

Je suis adjointe administrative affectée à la Préfecture de Police à Paris. Je travaille à la DRH, où je suis gestionnaire paie des fonctionnaires de police. Notre service est souvent appelé également “comptabilité”.

Nous sommes 12 personnes dans ma section, dont un chef de section (secrétaire classe supérieure) et son adjoint (secrétaire classe normale). Chacun a un portefeuille d’environ 700 agents.

Notre rôle est de passer de “mouvements de paie” sur le logiciel dialogue, partie finances. On traite financièrement les arrêtés que la gestion nous envoie : nous prenons en paie les nouveaux affectés, les nouveaux arrivés, nous payons les primes, le SFT, nous gérons les mutations, les congés maladies, détachements, temps partiels, congés parentaux, tout cela au niveau financier. On fait beaucoup de contrôle pre- et post paie.

On travaille en étroite collaboration avec la DRFIP. En finances, nous sommes “ordonnateurs” de la paie, la DRFIP eux ils sont les “comptables”. Les paies sont traitées en avance. Par exemple en juin on travaille sur la paie de juillet, car la DRFIP en juin est en train de vérifier les documents justificatifs que nous avons fournis concernant la paie de juin, pour validation.

Tout cela nous amène à  constater des trop-perçus et nous faisons alors des  rappels aux agents,. Parfois les arrêtés sont reçus trop en retard. C’est pour cela que nous rédigeons également des courriers à adresser aux fonctionnaires pour leur information.

Dans l’avenir la fusion de la partie RH et paie est fortement envisagée. Un agent serait donc amené à gérer la carrière et paie de l’agent. Cela est déjà fait dans d’autres administrations. 

Je voulais également faire part des injustices que j’ai pu constater dans mon administration.

Pour faire un résumé, sinon j’aurai trop à dire :

-Primes de fin d’années données “à la tête” et pas aux agents qui travaillent et qui le font bien.

-Agents de catégorie C qui prennent plus de responsabilités que les chefs de section.

-Agents qui “abusent” des arrêts maladies, des fois plus d’un an d’arrêt maladie. Même si je ne connais pas la situation personnelle de tous les agents, pour certains JE SAIS clairement que c’est de l’abus car ‘l’administration ne fera rien’.

-50% des agents doivent être  présents pendant les vacances mais malheureusement , ce principe  ne s’applique pas à tous les services. 

Si toi aussi , tu as envie de contribuer à mieux faire connaitre la fonction publique et le travail des fonctionnaires , évoquer des injustices que tu as pu vivre, ou au contraire partager avec nous la brillante carrière que tu as pu mener  dans la fonction publique, contacte moi à blog@deploie-toi.com.

N’oublie pas de nous dire ce que ce témoignage t’a apporté.

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